30 avril 2007
Fort Navajo

29 avril 2007
Quand Jacob rêve
Une « toile » faite en 2000, il y a donc (déjà) 7 ans. Je la remets ici parce qu’elle est en pratique remisée dans une cave poussiéreuse et humide, entourée de (centaines ?) de son espèce, « tableaux » et dessins.
Peut-être font-ils la fête toute l’année, au son d’instruments imaginaires, entre un vélo rouillé et des valises impatientes de partir, dans la solitude des ténèbres des sous-sols hostiles.
Peut-être sont ils bien tristes d’avoir été abandonnés à leurs sorts (« j’avais pas le choix les gars… »).
Ou peut-être pourrissent-ils simplement dans des cartons, rongés par des insectes et autres bestioles, et ils ne ressentent rien (mais ça, j’en doute quand même un peu…).
("וַיַּחֲלֹם וְהִנֵּה סֻלָּם מֻצָּב אַרְצָה וְרֹאשׁוֹ מַגִּיעַ הַשָּׁמָיְמָה וְהִנֵּה מַלְאֲכֵי אֱלֹהִים עֹלִים וְיֹרְדִים בּוֹ" / "Et il rêva, et voici qu'une échelle était dressée sur la terre et son sommet atteignait les cieux.")
28 avril 2007
Ceci n'est pas un autoportrait (9)

27 avril 2007
La triste destinée de l'oiseau en bois

Jamais il ne volera, ailleurs que dans la salle de bains...
26 avril 2007
Au bord de la table

(Non, je n'initie pas une nouvelle catégorie "au bord de...")
25 avril 2007
Au bord de la falaise

24 avril 2007
La saison des pluies

23 avril 2007
L'attrapeur

J'ai toujours aimé (comme beaucoup de monde d'ailleurs) les maisons perchées. Mais celle-ci ne m'inspire aucune confiance et me donne plutôt l'impression d'être engloutie par un arbre "maisonvore".
22 avril 2007
And the winner is...
Non pas de politique, juste ça.
Je n'ai pas tout compris et ça m'a l'air un peu bidon. Mais bon, comment résister au nombrilisme, hein...
Le bonheur extraordinaire

"Il trouve extraordinaire, même dans l'ordinaire de son existence quotidienne, de sentir le sol sous ses pieds, et le mouvement de ses poumons qui s'enflent et se contractent à chaque respiration, de savoir qu'il peut, en posant un pied devant l'autre, marcher de là où il est à l'endroit où il veut aller.
Il trouve extraordinaire que, certains matins, juste après son réveil, quand il se penche pour lacer ses chaussures, un flot de bonheur l'envahisse, un bonheur si intense, si naturellement en harmonie avec l'univers qu'il prend conscience d'être vivant dans le présent, ce présent qui l'entoure et le pénètre, qui l'envahit soudain, le submerge de la conscience d'être vivant.
Et le bonheur qu'il découvre en lui à cet instant est extraordinaire.
Et qu'il le soit ou non, il trouve ce bonheur extraordinaire."
(Paul Auster, L'invention de la solitude, Le livre de la mémoire, Livre six).

